Le tour du Tanargue

Le Tanargue, petit bout de massif central ardéchois proche des Cévennes se situe sur la ligne de partage des eaux entre méditerranée et atlantique. Montagne du Tonnerre, domicile du diable le Tanargue se parcourt toutefois tranquillement à pied via le GR de Pays du tour du Tanargue.

Le départ peut se faire de Largentière via un chemin muletier en direction de Joannas. Il monte doucement jusqu’à la croix de Roure puis jusqu’au hameau de Blaunac puis celui de Le Vernet.

Croix de Roure

La croix de Roure

A Blaunac, mieux vaut remplir les gourdes avant de s’élever vers les crêtes.

Joannas

L’église de Joannas

Les crêtes

C’est là haut que passe le chemin.

Le sentier grimpe alors plus franchement, un peu dans la pierraille, à travers les châtaigneraies. L’horizon se dégage petit à petit en atteignant la crête que l’on ne va plus quitter jusqu’à Loubaress.

Chemin muletier avant d'arriver à la crête.

Chemin muletier avant d’arriver à la crête.

En haut.

En haut.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

En haut, le paysage de landes et la présence de quelques parcs laissent à penser que le site doit être pâturé en été.
Le chemin se poursuit un peu avant de rejoindre une piste au col du Merle.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

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Les crêtes

La piste s’arrête un peu après le col des langoustines pour un chemin au tracé et balisage relativement aléatoire. En gros il s’agit de suivre la crête dans le bon sens, rien de bien sorcier.
Le soleil présent n’empêche cependant pas le froid, surtout en cas de vent, l’altitude flirtant avec les 1400m.
les crêtesLa descente sur Loubaresse se fait ensuite tranquillement. Le village se trouve à l’intersection de nombreux sentiers donc le GRP du tour de la montagne ardéchoise et du GR4. De quoi rencontrer quelques marcheurs de long cours.
Le robinet située sur le mur de la mairie permet de remplir les gourdes et un arrêt est possible à l’épicerie du village. Au café également, mais à éviter les jours de mariage.

Loubaresse

Loubaresse

Après Loubaresse retour sur une piste DFCI qui permet d’avancer rapidement en sous bois puis avec vue sur une bonne partie du massif, dont sur les secteurs parcouru depuis le départ de Largentière.

La piste

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La piste qui attend le marcheur.

La piste continue jusque vers le sommet du Chaylar.

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Vue à la sortie de la tente.

Vue à la sortie de la tente.

Petit bémol sur la suite du parcours avec le passage dans une plantation de résineux où l’exploitation laisse « quelques » traces… Tous les arbres en bordure de chemin sont blessés, écorcés, chemin défoncé, murs en pierres sèches enfoncés… L’ensemble laisse une franche impression de champ de bataille.

Chantier forestier…

Heureusement, la sente qui suit, avec ses gros blocs de pierres et son odeur typiquement méditerranéenne mène bucoliquement jusqu’au hameau de Le Fraysse.DSCN9141DSCN9143 Attention ensuite de ne pas louper le chemin qui bifurque juste après le pont du Gua (un coup d’œil à la carte y suffit), avant d’attaquer la montée infernale vers la Tour de Brison.
A partir de là, l’itinéraire devient plus fréquenté et les chemins nombreux autour des hameaux. Une paire d’heures de marche ramènera alors au point de départ et au bout de cette boucle de 60km pour laquelle il faut compter 3 jours de marche.

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Depuis le pont du Gua

Retour sur Largentière

Retour sur Largentière

Au final il s’agit d’un GRP très agréable, qui semble relativement peu fréquenté. A réserver certainement pour la mi-saison pour éviter les fortes chaleurs estivales. La piste est relativement présente mais les portions de sentier ne sont pas absentes et les deux alternent appréciablement. Le parcours en boucle facilite la logistique, le dénivelé reste très modéré et les nombreux passages en crête permettent de bénéficier de très jolis points de vue.

Sur le Maroni (1)

Le Maroni, fleuve frontière entre la Guyane française et le Surinam. Seul objectif clair de notre voyage en Guyane au moment de monter dans l’avion : remonter le fleuve. Comment ? De la seule manière qui soit : en pirogue. Pour le reste…

En fait c’est assez simple. Il suffit de se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni (3h depuis Cayenne en stop), puis de prendre une pirogue pour traverser le fleuve jusqu’à la station-service d’Albina au Surinam. C’est là que les pirogues de frêt viennent faire le plein. Ensuite, il faut trouver (très facilement dans notre cas) un piroguier qui remonte jusque Maripasoula et le tour est joué. Acheter quelques parbo (bière locale) au passage, permet de faciliter le contact.

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Notre moyen de transport.

Une pirogue de fret, comme son nom l’indique, est faite principalement pour transporter de la marchandise. Les passagers c’est accessoire mais ça permet d’arrondir les fins de mois du piroguier en rendant service notamment aux locaux qui rentrent chez eux et pour qui, le fleuve et la pirogue sont la seule solution.

Nous embarquons donc à une petite douzaine en complément de packs d’Orangina, Coca-Cola, tomates, pommes-de-terre et divers autres trucs dont certains resteront mystérieux. Ce qu’il faut savoir avant de monter dans une pirogue c’est qu’on sait quand on monte mais pas quand on en descendra et encore moins quand on arrivera. La seule indication que l’on a : on ne navigue pas la nuit.

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Les piroguiers à l’œuvre

Jour 1.

Départ autour de 11h en direction de Grand-Santi. Plus ou moins assises sur l’unique banc de la pirogue. Première découverte, nous ne comprenons pas un mot de taki-taki (créole hollandais). Nous aurions pu nous en douter mais nous n’avions pas obligatoirement intégré que c’était la première langue de nos compatriotes de voyage. Deuxième découverte il semblerait que l’on ne s’arrêtera pas avant le soir. Ma vessie trouve que le soir c’est vachement, vachement loin ! Troisième découverte nous nous sommes mal organisées. Nous n’avons que des biscuits à portée de main. Le reste de notre nourriture est dans nos sacs, dans de grands sacs poubelles à l’avant du bateau. Qu’importe.
Les berges défilent et nous réalisons à peine… nous sommes au beau milieu de l’Amazonie entre Guyane et Surinam et accessoirement en pleine saison des pluies.

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A la frontière entre France et Surinam.

Le dernier point, nous allons tout de même le réaliser avec l’arrivée du premier grain. Tout le monde sous la bâche, plié plus ou moins en quatre ou le parapluie face à nous et on attend que ça passe. Et le maniement du parapluie c’est tout un art… Il ne faut pas qu’il soit trop haut pour ne pas cacher la vue au barreur, il ne faut pas qu’il fasse de gouttière sur la tête du voisin et il ne faut pas non plus éborgner quelqu’un.

pluie

La pluie arrive.

Le seul arrêt de la journée se fera côté Guyane, pour la nuit. Nous imaginons être aux environs de Grand-Santi. Tout le monde se presse pour accrocher les hamacs et se préparer à manger. Notre repas à base de couac nous vaudra un regard appréciateur du chef piroguier.

Sur_le_Maroni (24)

Le carbet au matin après démontage des hamacs.

Mais malheur, nous avons oublié la vache qui rit dans le frigo du carbet de Saint-Laurent. Qu’à cela tienne, j’innove avec un sandwich dessert : pain de mie, confiture de goyave, galettes Saint-Michel. Ce n’est pas si mal au final et nous arrivons à faire croire au métro qui voyage temporairement avec nous, que c’est une pratique courante en voyage qui remplace avantageusement le beurre.

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Repas du soir à la frontale.

Malgré la promiscuité dans le carbet et le bruit de fond des conversations il n’y aura pas besoin de berceuse pour nous ce soir là. Le balancement des hamacs suffira à nous endormir.

 

Éloge de l’oisiveté

« Surtout, le bonheur et la joie de vivre prendront la place de la fatigue nerveuse, de la lassitude et de la dyspepsie. Comme les gens ne seront pas trop fatigués dans leur temps libre, ils ne réclameront pas pour seuls amusements ceux qui sont passifs et insipides. Les hommes et les femmes ordinaires, ayant la possibilité de vivre une vie heureuse deviendront plus enclins à la bienveillance qu’à la persécution et à la suspicion. La bonté est, de toutes les qualités morales, celle dont le monde a le plus besoin, or la bonté est le produit du bien-être et de la sérénité, non d’une vie de galériens.

Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans le bien-être et la sérénité.

Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous sommes montrés bien bête, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment. »

Le texte de Bertrand Russel.

Salon de l’écologie 2015 : Le grand retour de la nature

Comme chaque année, le salon de l’écologie est de retour à Montpellier.
Au programme du 5 – 6 et 7 décembre :  « Le grand retour de la nature » avec deux soirées grand public sur le thème les 6 et 7 décembre. Une journée dédiée aux métiers et formations en écologie à destination des étudiants et une journée sur l’écologie et les nouvelles technologies. Pour le reste le programme reste un peu énigmatique…Salon_Ecologie_2015_affichePlus de détail sur la journée du 5 novembre pour laquelle il faut s’inscrire par ici, et le reste des infos pratiques sur le site du salon.

Mimétisme : un nouveau mystère végétal à percer !

Si les cas de mimétisme ne sont pas rares chez les animaux (changement de couleur du caméléon, physique de branche pour les phasmes…), ils sont moins courant chez les végétaux. Parmi les plus spectaculaires, se trouvent les orchidées dont les fleurs peuvent constituer des leurres alimentaires ou sexuels.

Imitation du trèfle des champs (très mellifère) par l’orchis globuleux.

 Imitation d’un insecte femelle (phéromones + forme du label) chez cette orchidée

S’il est clair que ce phénomène est un atout pour la plante imitatrice, sa mécanique reste encore mal connue. L’hypothèse de la co-évolution est souvent évoquée mais sans certitude.

Et les mystères du mimétisme sont loin d’être percés !
Il a été découvert dernièrement que Boquila trifoliataque,  une liane sud-américaine, est capable d’imiter les feuilles des arbres à proximité desquels elle pousse. Cette imitation comprend, la couleur, la forme, la taille, l’orientation des feuilles mais aussi le dessin des nervures. Et si cette espèce est si intrigante c’est qu’un même individu peut changer la forme de ses feuilles lorsqu’il change d’arbre support. Les feuilles inférieures et supérieure d’une même liane peuvent donc être radicalement différentes si la liane grimpe sur plusieurs espèces. Encore plus fort, si la liane grimpe le long d’un tronc sans feuille, ses propres feuilles conserveront la même morphologie que si la liane pousse sans support. La liane est également capable d’imiter des feuilles poussant à proximité sans aucun contact physique avec la plante qu’elle imite.

Microsoft PowerPoint - Figure 1 - proofsV : Feuilles de la liane, T feuilles imitées.

Ce dernier point laisse supposer que la modification physique repose sur des signaux chimiques de type composés organiques volatiles.
Une hypothèse alternative reposerait sur un transfert de gène horizontal entre plantes via un vecteur de type bactérie.
Le mystère reste pour l’instant entier et promet de belles heures de recherches !
Seul point ressemblant à une certitude, cette stratégie de mimétisme serait payante face aux insectes et autres gastéropodes herbivores.

Idée : Article initié par la brève "La liane masquée" 
N°109 de la Garance voyageuse
Sources : 
Les orchidées dans l'évolution
Leaf mimicry in a climbing plant protects against herbivory

Exercice sur le fil

« Le Liebster Award est un prix virtuel attribué à des blogs permettant de les faire connaître. Il se décerne de blogueur en blogueur et fonctionne comme une chaîne : le blogueur récompensé doit à son tour décerner ce prix à 11 blogs de son choix qu’il souhaite faire connaître. Et il doit au passage dire 11 choses le concernant, et répondre aux 11 questions du blogueur qui lui a attribué l’Award. »
Et plouf ! C’est tombé dans le chaudron, en provenance de la chaumière au dragon vert. Compliqué sur un blog plus ou moins anonyme. Mais soit, une fois n’est pas coutume, on va dire qu’au bout de ??? années vous pouvez bien en savoir un peu plus.

 11 choses sur l’auteur du chaudron…

1. Quand je serai grande, je serai ethno-écologue
2. Ma plus grande histoire d’amour : les livres.
3. Humour catastrophique mais j’assume
4. La patience ? Connais pas.
5. Les sandales : c’est sacré !
6. Mange bio, local et sans huile de palme.
8. Quand je serai grande, j’aurai des vaches.
9. 2015 : objectif ne pas se laver les cheveux plus de 20 fois.
10. Ne veux pas d’éléphant
11. Contente d’arriver à la fin !

 11 questions en provenance du dragon

 1. Une citation qui te tient à coeur ?
Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.
2. Quel est le recoin de ton foyer que tu préfères ?
Au coin du feu !!!
3. Un de tes menus favoris ?
Difficile… Des spätzles ! Revenus au four dans du beurre bien sur et avec du munster (en hiver, l’été c’est salades et légumes !)
4. Cap-Hornier ou Casanier ?
Les deux mon capitaine
5. Quelle plante aimes-tu particulièrement ?
Celle des pieds ! Elle permet d’aller voir toutes les autres (cf point 3 çi dessus)
6. Aquarelle ou APN ?
Ni l’un ni l’autre
7. Un livre en cours ?
Plutôt 3 ou 4 dont « orgueil et préjugé » (qui n’avance pas), « Broussaille et pâturage, un autre regard », « Le routard Grèce continentale », « Guide pratique du dialogue territoriale ».
8. Es-tu plus anneaux marqueurs, épingles et serre-joints, ou bien bricolage sans filet ?
Sans filet !
9. Quelle est la saison/le mois/ la période de l’année que tu aimes particulièrement ?
Celle où je suis loin de la ville.
10. Ton bureau : bibliothèque multimédia encyclopédie archives sur plusieurs niveaux, ou simple ordinateur portable posé sur un coin de la table de la cuisine et aussi vite rangé ?
Ordinateur mobile et « quelques » étagères de livres
11. Par la fenêtre, tu vois…
Des vaches !

11 blogs (ou presque) à partager

http://coco-en-vadrouille.over-blog.com/ (parce que je sais qu’il va reprendre sur les chapeaux de roues d’ici quelques mois)

11 questions aux co-blogueurs

1. Quel temps chez toi ?
2. Pourquoi tu blogues ?
3. Trois rêves pour demain ?
4. Une idée à défendre ?
5. Un truc énervant ?
6. Tu feras quoi quand tu seras grand ?
7. Une destination à explorer ?
8. Balançoire ou grand 8 ?
9. On mange quoi ?
10. Les infos c’est à la TV, à la radio, dans la presse, sur le net, jamais ?
11. Quel bouquin à conseiller ?

Guides, vrais guides, faux guides

Étape 2. Au sud.

sud
Après les souks et les propositions de babouches climatisées, après « la place » et les propositions de repas bio et minceur et après une nuit de bus, vous êtes prêts à tout ! Du coup, quoi de plus logique quand, à l’arrivée du bus à Zagora, alors que vous avez froid, que vous êtes en train d’essayer de vous sortir de la torpeur du trajet ; quoi de plus logique donc que de penser que le gars qui vient de monter et qui se dirige vers vous alors que tout le monde essaye de descendre, veut vous vendre les gants qu’il tient à la main ?

Et bien en fait ce n’était pas ça du tout ! Nous venions de rencontrer notre guide des jours suivants : Allal. Qui, Allahmdoulilla, nous a trouvé avant que nous le trouvions, ne me demandez pas comment… ou peut-être allez demander au chauffeur du bus…

Toujours est-il que nous avions repéré Reima-voyage-Croq-Nature dans la section bivouacs et excursions du routard avec la mention éco-tourisme. Nous voulions voir le désert mais sans 4×4 et avec une structure respectueuse et de la nature et des traditions locales. Et alors que nous n’avions parlé de ce projet à personne, Allal se trouvait devant nous. Et c’est là qu’a commencé la valse des rencontres du sud du Maroc.

On vous conseille les 4 !

On vous conseille les 4 !

Allal ne nous a pas accompagnées dans le désert, c’est Mohamed qui s’en est chargé et qui nous a appris nos premiers vrais mots d’arabe. Et le tout premier fut bien sûr : haja, que nous nous sommes fait traduire le soir par Mohamed, Mohamed ne parlant presque pas français. Haja, la coloquinte.

Haja

Haja

De retour du « petit désert » après une nuit passée chez la famille d’Allal, ce dernier nous fait visiter avec plaisir le souk de Zagora. Nous sommes loin des souks touristiques de Marrakech, ici on peut tout trouver : fruits, légumes, couvertures, vêtements neufs ou d’occasion, vaisselles, chaussures en pneus, bouts de ferrailles… On peut aussi faire réparer tout un tas de choses notamment des montres.

Après un thé, une rencontre avec un compatriote installé sur place et qui parle marocain, un autre thé chez un couple franco-marocain, nous voici au musée des Arts et Traditions de la vallée du Drâa. Allal nous fait la visite en tant que « vrai faux guide » dit-il. En tout cas, les explications sont passionnantes : serrures anciennes, architecture, systèmes pour mesurer l’eau dans les champs, pharmacopée, vaisselle… tout y passe. Après un tour dans le ksar de Tissergate bâti au XVIème siècle, il est temps pour nous de remonter vers le nord. Petite étape par Zagora d’abord le temps de boire quelques thés, de voir le bus nous passer devant, et de monter dans la voiture d’Ibrahim. Celui-ci, guide de son état, fait visiter le Maroc à deux françaises et nous dépose dans un taxi-co à Agdz, une adresse d’hôtel à Ouarzazate dans la poche.

ouarza

Ouarzazate

Autre ville, autres guides… une rencontre sur un coin de trottoir nous amène à visiter la palmeraie de Tarmigt, et la kasba des cigognes ou de Tamesla. « Toutes seules vous allez avoir peur de vous perdre vous n’allez rien voir, je vous accompagne ». Seulement comme c’était l’heure du repas notre guide du jour nous a aussi conviées à manger chez lui. Un poivron au cumin succulent si vous voulez mon avis. Bien sûr, nous avons aussi profité de cette après-midi pour en apprendre un peu plus sur le Maroc, la sécheresse qui complique les cultures, les palmiers six troncs (et non pas citron), l’éducation qui a été renforcée depuis quelques années, les déchets toujours et les jeunes qui ne sont plus aussi respectueux qu’avant.

Environs de Tarmigt

Environs de Tarmigt

Autre rencontre, autre thé et nous voici attablées devant l’un de ces délicieux tajines, un par jour c’est notre moyenne. Les derniers clients seront partis depuis longtemps quand nous quitterons également les lieux, après de longues heures de discussions avec le gérant et un étudiant qui travaille là. Tellement d’heures en fait, que nous réalisons que l’hôtel est fermé ! Heureusement, Mohamed connaît le veilleur de nuit et nous raccompagne à la porte. De cette soirée on retiendra entre autres une phrase : Wakha ter mesa.

Tajine et crêpe marocaine

Tajine et crêpe marocaine

Ailleurs encore, rencontre avec des français cette fois. Un jour de pluie, alors que nous essayons de nous échapper à pied de la vallée du Dades sacs sur le dos en marchant au bord de la route, un véhicule s’est arrêté. On a dormi au même endroit que vous. Vous voulez qu’on vous emmène quelque part ? Et voilà comment on se retrouve dans un camping-car de luxe à discuter de notre président qui apparemment a profité de notre absence pour partir en excursion en scooter…

En fait, en voyage au Maroc, il suffit d’accepter de laisser un peu de place à l’imprévu pour rencontrer des personnes généreuses et contentes d’échanger. Il ne faut pas avoir peur de boire un thé quand on vous le propose, ça peut durer quelques dizaines de minutes ou se prolonger quelques heures autour d’un tajine de chameau. C’est l’occasion de confronter des imaginaires, des idées, des rêves, de la musique, des éclats de rire et bien sûr d’entendre parler du désert… «  Je voudrais faire découvrir mon pays et toutes ses richesses, ses paysages, sa faune, sa flore. », « On est en train de monter des séjours sportifs pour les touristes », « Je suis la première femme nomade qui est venue en France, là-bas vous avez des routes avec du goudron même pour aller à une seule maison », « il n’y a pas de bêtes dans le désert » (ne me demandez pas pourquoi cette phrase suffit encore à nous faire écrouler de rire et un marocain avec nous), « j’ai trouvé des pierres dans le désert, je crois que c’est des météorites, peut-être un jour je pourrai les vendre » Et après avoir vu les pierres, je me dis pourquoi pas…

thé

Merci à tous ceux qui ont partagé leur temps avec nous. Et qui sait… peut-être que l’on se reverra un jour. Inchallah.

Quelques contacts chaudement recommandés au cas ou vos pas vous mènent au Maroc

Excursion :
Reima Voyages Croq Nature : Randonnées chamelières, excursion en 4×4, bivouac sous tentes nomades et hébergement en maison d’hote Kasbah Ziwana : Famille Azizi, Reima Voyages BP 51 Av Mohamed V à Zagora.

Location de voiture :
Tafoukt Cars : 88 rue Errachidia – Avenue Mohamed V, 45 000 Ouarzazate

Boutique :
Boutique d’Habits traditionnels : Tabount, Route de Zagora Près de l’hôtel des jardins 45 000 Ouarzazate

Restaurant :
Sable d’or, café restaurant : 29 place Al Mouahidine 45 000 Ouarzazate