États généraux de l’alimentation

Difficile de ne pas avoir entendu parlé des état généraux de l’alimentation actuellement en cours en France. Moins facile par contre de savoir que chacun peut contribuer.

Il reste encore un mois pour s’exprimer sur la plateforme participative dans le cadre de la consultation publique. La consultation porte sur 3 thèmes :

  • production/distribution,
  • consommation,
  • exportation/international.

Pour chaque thème il est possible,

De VOTER pour ou contre les propositions faites.

D’ARGUMENTER suite à un vote ou en réponse aux différentes propositions.

De FAIRE VOS PROPRES PROPOSITIONS qui seront soumises aux votes et commentaires des autres participants.

Alors… à vos marques, prêt, claviers ! Et par ici la consultation !

Parallèlement, une plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire s’est créée. Elle rassemble 50 organisations agricoles, rurales, environnementales, de santé, de solidarité internationale ou encore du réseau étudiant. Fin septembre, elle a publié les grandes priorités qu’elle souhaite faire adopter dans le cadre de ces États Généraux de l’Alimentation. Un petit coup d’œil à ces priorités peut aider à trouver l’inspiration.

Pour en savoir plus:
sur les priorités citoyennes
Le site pour la consultation

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Rencontre à l’Hôpital

Tout d’abord on en voit ça.

Les blocs de granit et le toit de Chaume.
Puis en regardant dessous…

 

une roue à eau horizontale ! Reste alors à rentrer pour découvrir ce qui se cache à l’intérieur.

 

 

Un moulin à céréales qui, d’après les débris végétaux présents, est peut-être encore en état de fonctionner.

Les céréales sont introduites en haut, passent entre les deux meules cachées par le coffrage. La meule inférieure est fixe, la supérieure tourne sous l’action de l’eau sur la roue située en dessous et la farine tombe dans le coffre situé devant.
L’arrivée de l’eau se fait par un beal avec une gouttière mobile (visible ci-dessus sous le support en pierre à droite).

Vu d’un peu plus près…

Schéma de fonctionnement de ce type de moulin. Source inconnue.

Le Hameau de l’Hôpital qui abrite ce moulin, est situé sur la commune de Pont de Montvert à proximité du sommet du Mont Lozère, en bordure du GR7.

 

Sur le Maroni (2)

Jour 2

Un peu après 5h du matin. Gospel à fond. Pas de problème, nous avons compris. Nous nous levons et plions rapidement bagage. Il pleut. Nous sommes prêtes à embarquer.

Apparemment ce n’est pas tout de suite.
Ni encore maintenant.
On ne bouge pas non plus pour le moment.

Attente du départ

Attente du départ…

...quelque part sur le Maroni

…quelque part sur le Maroni.

Finalement après un certain temps, lorsque la pluie s’arrête, tout le monde se met en branle et nous rejoignons la pirogue. Arrivé à un premier saut (rapide), les femmes et enfants sont déchargés. Nous suivons le mouvement et la berge pour remonter en amont du saut.

La pirogue chargée des hommes et de la marchandise.

La pirogue chargée des hommes et de la marchandise.

Trouver le passage. A pied c'est bien aussi.

Trouver le passage. A pied c’est bien aussi.

Au suivant, la pirogue ne passe pas, il faut décharger. Une pirogue vide est présente et la moitié de marchandise virevolte au dessus de l’eau lancée de bras en bras sur un fond de compétition entre les hommes. Les deux pirogues à moité pleines passent, nous avec et nous récupérons la marchandise. A bord l’ambiance se détend, moment d’échange, de rires. Nous sortons la bière et le repas de riz et poulet cuit sur la bouteille de gaz qui voyage avec nous, est partagé entre tous. L’occasion d’essayer de comprendre où nous sommes.

Après quelques minutes de discussion en franglaitaki, nous comprenons que nous sommes à environ une heure de pirogue de Grand Santi. Rires. On nous avait annoncé 2 à 2,5 jours pour aller à Maripasoula, il semblerait que nous allons mettre un peu plus de temps. Qu’importe, ce sont les vacances. Mais où avons nous donc dormi la veille ? Le mystère reste à ce jour entier.

Mais où sommes nous ?

Mais où sommes nous ?

Les villages commencent à se faire plus nombreux, nous approchons de Grand Santi et les autres passagers dont les 3 femmes sont déposés. Notre pirogue s’arrêtera à peine plus loin, amarrée à une barge d’orpaillage posée le long de la berge. Il tombe une pluie battante. Les hommes s’éclipsent sans un mot. Faut-il descendre ? Après quelques minutes d’attente nous décidons que oui. Nous devons être à Grand Santi. Nous retrouvons l’un des piroguiers sous le carbet épicerie. Nous arrivons à comprendre que nous sommes au village de la mère du chef piroguier. Pouvons-nous poser les hamacs ?
« Wait, wait »

La pluie tombe, les heures passent. Nous apprenons la contemplation, nous nous amusons à suivre les aller-venues de nos piroguiers. L’un promène notre parapluie, le chef semble aligner les rhums, une des femmes présente sur la pirogue apparait, puis repart.
Par signes nous comprenons que nous devons suivre quelqu’un, nos piroguiers vont dormir là, nous à Grand-Santi. On récupère les sacs et montons dans une mini-pirogue avec un homme qui parle vaguement anglais. Nous étions à Vieux Grand-Santi. Quelques dizaines de minute plus tard « Grand Santi ! » Chouette. puis la pirogue traverse le fleuve. Ce sera Grand-Santi surinamais pour nous. Le piroguier nous dépose, nous fait comprendre que nous dormirons là au carbet commun et repart. La grande pirogue reviendra vous prendre demain matin.
– « A quelle heure ? »
– « Soyez prêtes. »
-« Euh… ok ».

Carbet d'une nuit au Surinam.

Carbet d’une nuit au Surinam.

Nous voila donc au Surinam pour la nuit. Pose des hamac, échange de borborygme avec le voisin de hamac, visiblement nous ne parlons pas la même langue. Toilette de chat dans le fleuve, repas de couac au citron pour nous, repas de nous pour les moustiques et les fourmis. Hamac jusqu’au reggae de 5h.

 

Le tour du Tanargue

Le Tanargue, petit bout de massif central ardéchois proche des Cévennes se situe sur la ligne de partage des eaux entre méditerranée et atlantique. Montagne du Tonnerre, domicile du diable le Tanargue se parcourt toutefois tranquillement à pied via le GR de Pays du tour du Tanargue.

Le départ peut se faire de Largentière via un chemin muletier en direction de Joannas. Il monte doucement jusqu’à la croix de Roure puis jusqu’au hameau de Blaunac puis celui de Le Vernet.

Croix de Roure

La croix de Roure

A Blaunac, mieux vaut remplir les gourdes avant de s’élever vers les crêtes.

Joannas

L’église de Joannas

Les crêtes

C’est là haut que passe le chemin.

Le sentier grimpe alors plus franchement, un peu dans la pierraille, à travers les châtaigneraies. L’horizon se dégage petit à petit en atteignant la crête que l’on ne va plus quitter jusqu’à Loubaress.

Chemin muletier avant d'arriver à la crête.

Chemin muletier avant d’arriver à la crête.

En haut.

En haut.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

En haut, le paysage de landes et la présence de quelques parcs laissent à penser que le site doit être pâturé en été.
Le chemin se poursuit un peu avant de rejoindre une piste au col du Merle.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

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Les crêtes

La piste s’arrête un peu après le col des langoustines pour un chemin au tracé et balisage relativement aléatoire. En gros il s’agit de suivre la crête dans le bon sens, rien de bien sorcier.
Le soleil présent n’empêche cependant pas le froid, surtout en cas de vent, l’altitude flirtant avec les 1400m.
les crêtesLa descente sur Loubaresse se fait ensuite tranquillement. Le village se trouve à l’intersection de nombreux sentiers donc le GRP du tour de la montagne ardéchoise et du GR4. De quoi rencontrer quelques marcheurs de long cours.
Le robinet située sur le mur de la mairie permet de remplir les gourdes et un arrêt est possible à l’épicerie du village. Au café également, mais à éviter les jours de mariage.

Loubaresse

Loubaresse

Après Loubaresse retour sur une piste DFCI qui permet d’avancer rapidement en sous bois puis avec vue sur une bonne partie du massif, dont sur les secteurs parcouru depuis le départ de Largentière.

La piste

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La piste qui attend le marcheur.

La piste continue jusque vers le sommet du Chaylar.

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Vue à la sortie de la tente.

Vue à la sortie de la tente.

Petit bémol sur la suite du parcours avec le passage dans une plantation de résineux où l’exploitation laisse « quelques » traces… Tous les arbres en bordure de chemin sont blessés, écorcés, chemin défoncé, murs en pierres sèches enfoncés… L’ensemble laisse une franche impression de champ de bataille.

Chantier forestier…

Heureusement, la sente qui suit, avec ses gros blocs de pierres et son odeur typiquement méditerranéenne mène bucoliquement jusqu’au hameau de Le Fraysse.DSCN9141DSCN9143 Attention ensuite de ne pas louper le chemin qui bifurque juste après le pont du Gua (un coup d’œil à la carte y suffit), avant d’attaquer la montée infernale vers la Tour de Brison.
A partir de là, l’itinéraire devient plus fréquenté et les chemins nombreux autour des hameaux. Une paire d’heures de marche ramènera alors au point de départ et au bout de cette boucle de 60km pour laquelle il faut compter 3 jours de marche.

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Depuis le pont du Gua

Retour sur Largentière

Retour sur Largentière

Au final il s’agit d’un GRP très agréable, qui semble relativement peu fréquenté. A réserver certainement pour la mi-saison pour éviter les fortes chaleurs estivales. La piste est relativement présente mais les portions de sentier ne sont pas absentes et les deux alternent appréciablement. Le parcours en boucle facilite la logistique, le dénivelé reste très modéré et les nombreux passages en crête permettent de bénéficier de très jolis points de vue.

Sur le Maroni (1)

Le Maroni, fleuve frontière entre la Guyane française et le Surinam. Seul objectif clair de notre voyage en Guyane au moment de monter dans l’avion : remonter le fleuve. Comment ? De la seule manière qui soit : en pirogue. Pour le reste…

En fait c’est assez simple. Il suffit de se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni (3h depuis Cayenne en stop), puis de prendre une pirogue pour traverser le fleuve jusqu’à la station-service d’Albina au Surinam. C’est là que les pirogues de frêt viennent faire le plein. Ensuite, il faut trouver (très facilement dans notre cas) un piroguier qui remonte jusque Maripasoula et le tour est joué. Acheter quelques parbo (bière locale) au passage, permet de faciliter le contact.

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Notre moyen de transport.

Une pirogue de fret, comme son nom l’indique, est faite principalement pour transporter de la marchandise. Les passagers c’est accessoire mais ça permet d’arrondir les fins de mois du piroguier en rendant service notamment aux locaux qui rentrent chez eux et pour qui, le fleuve et la pirogue sont la seule solution.

Nous embarquons donc à une petite douzaine en complément de packs d’Orangina, Coca-Cola, tomates, pommes-de-terre et divers autres trucs dont certains resteront mystérieux. Ce qu’il faut savoir avant de monter dans une pirogue c’est qu’on sait quand on monte mais pas quand on en descendra et encore moins quand on arrivera. La seule indication que l’on a : on ne navigue pas la nuit.

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Les piroguiers à l’œuvre

Jour 1.

Départ autour de 11h en direction de Grand-Santi. Plus ou moins assises sur l’unique banc de la pirogue. Première découverte, nous ne comprenons pas un mot de taki-taki (créole hollandais). Nous aurions pu nous en douter mais nous n’avions pas obligatoirement intégré que c’était la première langue de nos compatriotes de voyage. Deuxième découverte il semblerait que l’on ne s’arrêtera pas avant le soir. Ma vessie trouve que le soir c’est vachement, vachement loin ! Troisième découverte nous nous sommes mal organisées. Nous n’avons que des biscuits à portée de main. Le reste de notre nourriture est dans nos sacs, dans de grands sacs poubelles à l’avant du bateau. Qu’importe.
Les berges défilent et nous réalisons à peine… nous sommes au beau milieu de l’Amazonie entre Guyane et Surinam et accessoirement en pleine saison des pluies.

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A la frontière entre France et Surinam.

Le dernier point, nous allons tout de même le réaliser avec l’arrivée du premier grain. Tout le monde sous la bâche, plié plus ou moins en quatre ou le parapluie face à nous et on attend que ça passe. Et le maniement du parapluie c’est tout un art… Il ne faut pas qu’il soit trop haut pour ne pas cacher la vue au barreur, il ne faut pas qu’il fasse de gouttière sur la tête du voisin et il ne faut pas non plus éborgner quelqu’un.

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La pluie arrive.

Le seul arrêt de la journée se fera côté Guyane, pour la nuit. Nous imaginons être aux environs de Grand-Santi. Tout le monde se presse pour accrocher les hamacs et se préparer à manger. Notre repas à base de couac nous vaudra un regard appréciateur du chef piroguier.

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Le carbet au matin après démontage des hamacs.

Mais malheur, nous avons oublié la vache qui rit dans le frigo du carbet de Saint-Laurent. Qu’à cela tienne, j’innove avec un sandwich dessert : pain de mie, confiture de goyave, galettes Saint-Michel. Ce n’est pas si mal au final et nous arrivons à faire croire au métro qui voyage temporairement avec nous, que c’est une pratique courante en voyage qui remplace avantageusement le beurre.

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Repas du soir à la frontale.

Malgré la promiscuité dans le carbet et le bruit de fond des conversations il n’y aura pas besoin de berceuse pour nous ce soir là. Le balancement des hamacs suffira à nous endormir.

 

Éloge de l’oisiveté

« Surtout, le bonheur et la joie de vivre prendront la place de la fatigue nerveuse, de la lassitude et de la dyspepsie. Comme les gens ne seront pas trop fatigués dans leur temps libre, ils ne réclameront pas pour seuls amusements ceux qui sont passifs et insipides. Les hommes et les femmes ordinaires, ayant la possibilité de vivre une vie heureuse deviendront plus enclins à la bienveillance qu’à la persécution et à la suspicion. La bonté est, de toutes les qualités morales, celle dont le monde a le plus besoin, or la bonté est le produit du bien-être et de la sérénité, non d’une vie de galériens.

Les méthodes de production modernes nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans le bien-être et la sérénité.

Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous sommes montrés bien bête, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment. »

Le texte de Bertrand Russel.

Salon de l’écologie 2015 : Le grand retour de la nature

Comme chaque année, le salon de l’écologie est de retour à Montpellier.
Au programme du 5 – 6 et 7 décembre :  « Le grand retour de la nature » avec deux soirées grand public sur le thème les 6 et 7 décembre. Une journée dédiée aux métiers et formations en écologie à destination des étudiants et une journée sur l’écologie et les nouvelles technologies. Pour le reste le programme reste un peu énigmatique…Salon_Ecologie_2015_affichePlus de détail sur la journée du 5 novembre pour laquelle il faut s’inscrire par ici, et le reste des infos pratiques sur le site du salon.