Nos vaches ont des noms

Elles ont toutes des prénoms ? Mais vous les reconnaissez comment ?

Au début on les reconnaissait à la mamelle, de la fosse c’est ça qu’on voit le mieux. Mais à force de marcher plié en deux dans l’étable pour voir dessous on finit par simplement les reconnaître comme on reconnaît les gens qu’on connaît. Une robe, une gestuelle, une odeur, un comportement…

Maya et sa conception bien à elle de l’utilisation d’une logette.

Celle qui me suit partout dans l’étable c’est Mimosa. Parfois elle veut des caresses parfois pas. Avec sa grosse mamelle et sa robe toute noire c’est Giroflée. La noire là bas c’est Icône. Même de loin je la reconnais elle a un port de tête de reine, on ne peut pas confondre, c’est une vache classe. La petite là c’est Madeleine. Elle a le poil tout doux. Avant elle levait pas la queue pour … enfin vous voyez… mais depuis son deuxième veau c’est tout bon.

Icône à la traite. Ce n’est pas le cas ici mais souvent elle pointe ses oreilles droites sur sa tête.

La grise là c’est Hirondelle, et celle-ci c’est sa fille Luciole. Parfois je les mélange un peu mais j’ai plus de contacts avec Luciole. C’est une vache très empathique, têtue aussi, mais empathique. Je peux toujours compter sur elle pour un câlin. Ssi j’ai le moral en berne c’est même elle qui vient. Mais j’essaye de ne pas trop aller à l’étable dans ces cas là. Elle n’a pas à prendre mes mal-êtres. Parfois elle réclame aussi. Elle est capable de rester plantée sans bouger au milieu du chemin jusqu’à ce qu’elle ait reçu toute l’attention qu’elle souhaitait.

Luciole venue se couchée dans la logette face à moi lors d’une séance de surveillance des chaleurs.

La petite noire avec les petites taches c’est Loreleï. Depuis 2-3 semaines elle est devenue très ch…. Enfin… facétieuse. Elle revient dans la salle de traite à l’envers, elle embête les autres, ne veut pas se pousser du milieu, rechigne à se mettre au cornadis… C’est nouveau, avant c’était une vache sans histoire. Samedi matin elle était plantée à la sortie du couloir de la salle de traite et elle essayait de convaincre Nikkita de remonter le couloir à l’envers.
– « Allez vas-y ! »
– «  Mais je me suis déjà faite grondée tout à l’heure ! »
– « Allez ! Mais c’est rigolo, t’es une nouvelle en plus ils diront rien, vas-y ! » C’est tout juste si elle la poussait pas du museau. Nikki a résisté, mais pas Nivea…

Loreleï qui s’occupe de son veau, quelques minutes après le vêlage.

Celle-ci c’est Jenny, une de mes préférées. Un peu les mêmes taches que Loreleï mais plus grande, plus vieille aussi et l’hiver on la trouve invariablement au fond de l’étable à côté du volet. C’est son coin. Tous les jours en fin d’après midi elle est là.

Couchée là, c’est Esmeralda. J’ai commencé à la reconnaître parce qu’elle donne beaucoup de lait. Mais il n’y a pas que la mamelle. C’est une croisée, elle est noire et elle a une petite tête. Souvent, pas loin, il y a Inès, surtout en salle de traite. Assez transparente à l’étable Inès mais longue à traire. Il y a juste eu quelques semaines où elles ne venaient plus ensemble, peut-être qu’elles s’étaient disputées… Ça arrive parfois.

Cet été Irma m’a fait la tête pendant 3-4 jours parce qu’un soir où j’étais à la bourre, j’ai osé la pousser alors que d’habitude elle me faisait rire avec sa manie de faire 3 pas et de s’arrêter. Elle venait toujours me voir quand je passais dans le troupeau, et quand je leur faisais traverser la route elle s’écartait du groupe pour venir me renifler et mendier une caresse. Mais pendant quelques jours, elle m’a boycottée royalement. Elle passait devant moi la tête haute, sans un regard et avec un écart si j’essayais de m’approcher. J’ai dû m’excuser platement et j’ai réussi à rétablir nos relations en lui offrant un morceau de la pomme qui me servait de goûter.
C’est une vache qui avait de l’humour. Les woofers ne pouvaient pas la faire rentrer en salle de traite, elle faisait exprès de ne pas avancer. Il suffisait qu’on sorte la tête pour qu’elle y aille, au désespoir du woofer. Ça la faisait marrer, et moi aussi en fait. Aujourd’hui on ne l’a plus, il a fallu la vendre. Avec Happy elles sont montées toutes seules dans le camion. Je leur avais expliqué où elles allaient.
Je n’aime pas les voir partir.

La petite rousse c’est Muse, l’autre avec la choucroute sur la tête c’est Malice. Ce sont des Simmentales, comme Caramel, Melba, Larissa et 3700. La grosse patate là, c’est Idéale et celle avec le gros derrière c’est Hermine. Dans les grosses vosgiennes comme ça il y a aussi Edelweiss mais plus blanche et Groseille avec ses petites taches. Elles sont toutes allées au concours de la vosgienne, avec Mimosa et Moutarde.

Groseille qui rentre de dehors et s’est vigoureusement frotté la tête dans le talus.

Ça c’est Étincelle, son nom lui va bien, elle a les taches un peu feu. C’est une bonne vache. Elle a 11 ans, elle fait partie des plus veilles. Elle donne de jolis veaux, elle est facile à traire, gentille, elle ne fait jamais d’histoire et elle est belle non ? Celle là aussi je la trouve belle, Hopla, avec sa tête toute large. Normalement des vaches ça se regarde de derrière mais bon…

Elle c’est Liberté. Le matin on fait un concours à la moins réveillée de nous deux. Souvent elle gagne mais pas toujours. Elle rechigne toujours un peu à se lever et à passer de l’autre côté pour la traite.

Heidi je la reconnais que d’en dessous, et Lila aussi il faut que je regarde la mamelle. Heidi a les trayons noirs et une excroissance au niveau du trayon arrière droit. Lila a le trayon arrière droit un peu tordu depuis qu’elle s’est faite piquée par une abeille.

La grosse, c’est Louloute. Elle est belle aussi. C’est une vache que le genre humain indiffère totalement. Elle nous tolère mais elle va jamais venir dire bonjour ou chercher le contact. Elle vient à la traite, elle donne son lait, nous regarde un peu de haut l’air de dire vous voyez je sais ce que j’ai à faire, vous me donnez à manger, on est quitte. Pas besoin de faire toute une histoire.

Mélodie juste avant son vêlage.

Et voici Fadette, la vache à deux de tension. Jasmina aussi est un peu comme ça. J’ai mis du temps à les reconnaître. Je sais juste qu’elle est toujours à la traîne, elle rentre en dernier à la traite et bien souvent il faut aller la chercher. Pourtant Fadette est la préférée de beaucoup de monde, surtout des enfants. Il paraît qu’elle fait de super câlins. Je préfère Luciole.

Enfin voila… ce sont nos vaches, toutes différentes les unes des autres alors pourquoi on ne les reconnaitrait pas ?

AGIR. Tous. A tous les niveaux. MAINTENANT.

« Face à l’urgence, on a plus le choix en réalité […] l’enjeu est d’inventer un devenir radicalement autre, cet enjeu est immense. Je ne sais pas si nous saurons relever ce défis mais je crois que nous serions plus coupable encore de ne pas le tenter. […]

Il faut que la réception du sérieux change de camp. On ne peut pas continuer à faire comme si la pensée écologiste était l’apanage de quelques doux dingues et le dogme d’une croissance immodérée était l’apanage des gens sérieux. C’est exactement l’inverse. […]
Il faut des mesures politiques concrètes, coercitives, impopulaires s’opposant à nos libertés individuelles. On ne peut plus faire autrement. […] L’appel à la responsabilité individuelle est nécessaire mais insuffisante. […] Nous devons exiger des pouvoirs publics des mesures réelles […] qui sont concrètes et qui sont impopulaires, parce qu’elles vont forcément s’opposer à un peu de notre confort. Cela dit, ce n’est quand même qu’une perte de liberté apparente. Parce que quand on dit à un jeune enfant je t’interdis de casser ton jouet, bien-sur on entrave sa liberté de l’action dans l’instant. Mais c’est pour qu’il ait précisément la liberté d’y revenir par la suite.

Il faut harceler le pouvoir politique pour que l’écologie soit considérée comme une priorité. […] plus aucun pouvoir politique qui ne ferait pas de l’écologie sa priorité n’est aujourd’hui crédible. Une formation politique, une gouvernance politique qui ne fait pas de la sauvegarde du monde sa priorité est simplement ubuesque. Nous n’en voulons plus, elle n’a plus aucune légitimité. […] voila le message que je crois  la société maintenant doit marteler. […] C’est exactement pour ça que nous avons créer le politique. Le politique sert à ça, à nous sauver de ce type de situation. Si ils ne le font pas ils ne servent à rien. »

Extraits de la vidéo ci-dessus. Discours d’Aurélien Barrau astrophysicien, professeur à l’université Grenoble-Alpes. Spécialiste notamment des trous noirs, du big-bang et de la gravité quantique.

Pour aller plus loin :

L’appel des 700 : Réchauffement climatique nous en appelons aux décideurs politiques. Appel rédigé par 700 scientifiques français.

 

Vadrouille autour de Le Haut du Tot

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Le Haut du Tot est la plus haute paroisse du département des Vosges. Paroisse, oui mais pas commune. Ce qui ressemble pourtant à un village avec son église, sa place et son café ne possède cependant pas de mairie. Les habitants sont partagés entre les communes de Sapois et de Vagney situées plus bas dans la vallée.

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Pour monter à Le Haut du Tot à pied, il est possible de partir de Sapois par le chemin de la Hazelle de passer par Dramont et de bifurquer vers l’est juste avant La Croix des Hêtres. Peu après, à environ 5,5 km et 385m D+ du départ la pause s’impose aux Jardins de Bernadette.

Regard sur Sapois depuis le chemin de la Hazelle

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Bivouac aux senteurs de sarriette aux Jardins de Bernadette

Les Jardins de Bernadette produisent plantes médicinales, aromates et plantes à tisanes dans un écrin de verdure et de nature. Le lieu incite au calme et à la contemplation. D’autant plus que Les Jardins de Bernadette sont partenaires de l’exposition « les sentiers de la photo« . Les photos sont disséminées dans les jardins et le long des sentiers alentours et nous emmènent tutoyer les sommets du Tibet.

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Du toit des Vosges au toit du monde.

Après la pause, un passage à l’étang de Blancfaing, permet d’atteindre le lieu dit « Le poteau » sur lequel sont placardés de nombreuses directions pour les marcheurs.

Si l’ombre est recherchée, il est possible de se diriger à l’est vers le col de Sapois en restant en sous bois et relativement à plat par la Sotière et le secteur de la Tête de la Neuve Roche. La majeure partie du temps, le chemin prend la forme d’une piste qui défile bien sous la chaussure mais reste agréable à parcourir. Le seul inconvénient de ce chemin est le nombre important de ralentisseurs installés sur les bas côtés entre les myrtilles et la jolie herbe verte en sous-bois en arrivant au dessus du col qui incite à la paresse et à la sieste.

 

 

Le col de Sapois n’est pas désagréable mais offre surtout l’avantage d’ouvrir la porte sur de nouveaux itinéraires notamment en direction de la Schlucht pour les randonneurs qui ont le temps où qui n’ont pas de véhicule les attendant à Sapois.

 

 

Le cas échéant, il ne reste plus qu’à convaincre les pieds qu’il est temps de retourner vers Le Haut du Tot. S’ils ne sont pas d’accord, il est possible de les amadouer en traversant le Menaurupt (ruisseau) et en empruntant l’autre versant de la vallée. Un passage par le sud qui permet de grimper à la Roche des Ducs. Une grimpette somme toute très sympathique avec un passage en forêt moussue dont l’ambiance n’est pas sans rappeler celle du massif du Taennchel en Alsace. Une fée des bois pourrait sortir de sous un caillou sans que l’on s’en étonne vraiment.

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Vue depuis la Roche des Ducs

La roche des Ducs vaut le coup d’œil pour le site en lui même et pour la vue, à condition de regarder au loin. Le fond de la vallée de Rochesson qui s’étend à nos pieds étant particulièrement saccagé entre usines et urbanisation aberrante.

Le retour sur Le Haut du Tot se fait gentiment. Le passage par l’expo photo pour rejoindre l’étang de Blancfaing permet de tromper la fatigue car ce sont un peu plus de 20 km qui ont été parcourus depuis les jardins de Bernadette.

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Cadre naturel. Exposition les sentiers de la photo, auteur non mentionné.

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Les sentiers de la photo. Yack sauvage au Tibet. Auteur non mentionné.

 

Difficile d’aller au Haut du Tot sans passer par la cascade de la pissoire. Chemin facile, en sous bois, bien balisé et bordé de framboisiers sauvages. La cascade n’est pas très haute, le secteur fréquenté, mais néanmoins agréable pour s’arrêter rêvasser en regardant l’eau couler.

 

De là, il est possible de filer en direction de Chèvreroche pour peut-être la plus jolie partie du parcours. Prairies fleuries, paysages ouverts s’apprécient même au son du tonnerre et sous la menace de la pluie avant de suivre la piste forestière vers l’ouest.

 

Chèvreroche, classé Espace Naturel Sensible du département des Vosges, nous offre un joli paysage de landes à mouton et une vue à 360° qui permet de voir les Vosges du Nord et la forêt noire.

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Depuis Chèvreroche

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Vue sur le sommet du Hohneck

De là haut, après avoir largement profité du paysage, il est possible de redescendre rapidement en direction de Sapois. Mais pour éviter la route, il faut refaire une petite grimpette après les environ de champ Simon et passer par les jolies monotraces des balcons de la Hazelle que l’on ne suit malheureusement pas sur la totalité de leur tracé avant de retrouver la piste du départ moins d’un kilomètre avant Sapois.

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Au final, l’ensemble fait une boucle plutôt agréable d’un peu plus de 40 km et 1 400m de dénivelé, aucune difficulté et la possibilité de le faire beaucoup plus rapidement qu’en 48h. A éviter par contre en plein été si c’est le calme et le silence qui est recherché. Beaucoup de monde autour de Le Haut du Tôt, même la nuit, ainsi qu’à la cascade de la Pissoire. Possibilité de faire le plein en eau derrière la maison de la ruralité à Haut le Tot.

Parcours visible ICI.

 

 

États généraux de l’alimentation

Difficile de ne pas avoir entendu parlé des état généraux de l’alimentation actuellement en cours en France. Moins facile par contre de savoir que chacun peut contribuer.

Il reste encore un mois pour s’exprimer sur la plateforme participative dans le cadre de la consultation publique. La consultation porte sur 3 thèmes :

  • production/distribution,
  • consommation,
  • exportation/international.

Pour chaque thème il est possible,

De VOTER pour ou contre les propositions faites.

D’ARGUMENTER suite à un vote ou en réponse aux différentes propositions.

De FAIRE VOS PROPRES PROPOSITIONS qui seront soumises aux votes et commentaires des autres participants.

Alors… à vos marques, prêt, claviers ! Et par ici la consultation !

Parallèlement, une plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire s’est créée. Elle rassemble 50 organisations agricoles, rurales, environnementales, de santé, de solidarité internationale ou encore du réseau étudiant. Fin septembre, elle a publié les grandes priorités qu’elle souhaite faire adopter dans le cadre de ces États Généraux de l’Alimentation. Un petit coup d’œil à ces priorités peut aider à trouver l’inspiration.

Pour en savoir plus:
sur les priorités citoyennes
Le site pour la consultation

Mon vélo pour une brouette ! Et si on troquait ?

Pourquoi ?

  • Parce que vous l’aimez bien cette étagère mais qu’elle ne vous sert plus et donc vous voulez lui offrir une deuxième vie plutôt que la déchetterie.

    Source : Blog de P.A Beaulieu

  • Parce qu’acheter et jeter tous les deux mois toute la garde robe du petit dernier parce qu’il a encore pris 3 cm est vraiment dommage.
  • Parce qu’autant que ça serve à quelqu’un plutôt que de se stocker au grenier.
  • Parce que votre jardin est trop grand.
  • Parce qu’une chaise c’est une chaise.
  • Parce que la jardinerie du coin n’a pas toutes les graines dont vous rêvez.
  • Parce que vous avez vraiment trop fait de confiture d’abricot cette année mais que vous aimeriez bien de la fraise.
  • Parce que vous avez du temps pour aller arroser les fleurs.
  • Parce que ça permet d’échapper aux grandes-surfaces.
  • Parce que ça économise la matière première.
  • Parce que c’est l’occasion de rencontrer, discuter, échanger.
  • Parce que l’idée vous plaît.
  • Parce qu’il n’y a pas que le matériel dans la vie et que les savoirs faire aussi ça s’échange.
  • Parce que…

Au final, chacun ses raisons !

Comment ?

De nombreux sites de trocs existent aujourd’hui en ligne. A chacun de trouver le sien. Dans le chaudron, c’est MyTroc qui a remporté les suffrages. Le site a la particularité de coupler troc et monnaie locale: la noisette, qui n’a cours que sur le site et ne se convertit pas en euros. Ce principe de monnaie d’échange a l’avantage de permettre le troc de manière plus large qu’entre deux personnes. Il y a plus de chance de trouver preneur pour ce que vous voulez troquer et de trouver votre bonheur dans les trocs proposés. Autre avantage, vous pouvez troquer des biens mais aussi des services.

Source : Mytroc.fr

Pour ne rien gâcher, la plateforme est facile d’utilisation, les graphiques sobres et ludiques et le tout a été mis en place par une équipe jeune et dynamique en 2015. Le site est gratuit, sans pub et ses créateurs et s’engagent à ne pas diffuser vos données personnelles. De plus, MyTroc est une entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) agréée Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS).

Et vous, vous troquez où ?

Rencontre à l’Hôpital

Tout d’abord on en voit ça.

Les blocs de granit et le toit de Chaume.
Puis en regardant dessous…

 

une roue à eau horizontale ! Reste alors à rentrer pour découvrir ce qui se cache à l’intérieur.

 

 

Un moulin à céréales qui, d’après les débris végétaux présents, est peut-être encore en état de fonctionner.

Les céréales sont introduites en haut, passent entre les deux meules cachées par le coffrage. La meule inférieure est fixe, la supérieure tourne sous l’action de l’eau sur la roue située en dessous et la farine tombe dans le coffre situé devant.
L’arrivée de l’eau se fait par un beal avec une gouttière mobile (visible ci-dessus sous le support en pierre à droite).

Vu d’un peu plus près…

Schéma de fonctionnement de ce type de moulin. Source inconnue.

Le Hameau de l’Hôpital qui abrite ce moulin, est situé sur la commune de Pont de Montvert à proximité du sommet du Mont Lozère, en bordure du GR7.

 

Fabriquer sa lessive à la cendre

 Pourquoi ?

  • Pour limiter l’utilisation de produits potentiellement polluants ou nocifs pour la santé : phosphates, nanoparticules, enzymes, azurants optiques…
  • Pour diminuer la production de déchets : plus d’emballage
  • Pour faire des économies : de l’eau et de la cendre suffisent
  • Pour le plaisir de fabriquer quelque chose soit même
  • Pour ne pas enrichir l’industrie
  • Par curiosité
  • Pour faire une activité avec les amis, les enfants, les voisins…
  • Pour utiliser la cendre de votre poêle

Au final, chacun ses raisons !

Matériel

  • De la cendre de bois (la plus blanche possible)
  • De l’eau, grosso-modo il faut compter environ 2 volumes d’eau pour 1 volume de cendre
  • Un seau
  • Un truc pour touiller (bâton, cuillère en bois…)
  • Une passoire / tamis / chinois..
  • Un entonnoir (facultatif mais pratique)
  • Un truc en coton (torchon, vieux t-shirt…)


Comment ?

De manière simple en 5 étapes:

  • Filtrer la cendre de manière à éliminer morceaux de charbon, agrafes métalliques etc
  • Dans un seau, mettre de la cendre et verser dessus de l’eau froide. Il est possible d’utiliser de l’eau chaude mais pourquoi consommer de l’énergie à chauffer l’eau alors que ça marche aussi à froid ?
  • Laisser la cendre infuser durant au moins 24h, en mélangeant régulièrement.
  • Au bout de 24h, laisser retomber la cendre au fond du seau et filtrer le mélange à l’aide du tissus en coton.
  • Mettre en bouteille et c’est prêt.

Utilisation ?

Compter environ 10 mL par machine. Il reste souvent un peu de cendre au fond du bidon même après un filtrage soigneux. Mieux vaut donc éviter de secouer la lessive avant de faire une machine. Si l’absence d’odeur peut parfois dérouter, il est possible de rajouter deux à trois gouttes d’huile essentielle de lavandin par litre de lessive.

Cette lessive fonctionne très bien pour le linge de tous les jours avec une efficacité ciblée sur les taches organiques.

Un petit truc en plus ?

Si l’eau est calcaire, pas besoin d’adoucissant. Il suffit de le remplacer par du vinaigre blanc.

 

Sur le Maroni (2)

Jour 2

Un peu après 5h du matin. Gospel à fond. Pas de problème, nous avons compris. Nous nous levons et plions rapidement bagage. Il pleut. Nous sommes prêtes à embarquer.

Apparemment ce n’est pas tout de suite.
Ni encore maintenant.
On ne bouge pas non plus pour le moment.

Attente du départ

Attente du départ…

...quelque part sur le Maroni

…quelque part sur le Maroni.

Finalement après un certain temps, lorsque la pluie s’arrête, tout le monde se met en branle et nous rejoignons la pirogue. Arrivé à un premier saut (rapide), les femmes et enfants sont déchargés. Nous suivons le mouvement et la berge pour remonter en amont du saut.

La pirogue chargée des hommes et de la marchandise.

La pirogue chargée des hommes et de la marchandise.

Trouver le passage. A pied c'est bien aussi.

Trouver le passage. A pied c’est bien aussi.

Au suivant, la pirogue ne passe pas, il faut décharger. Une pirogue vide est présente et la moitié de marchandise virevolte au dessus de l’eau lancée de bras en bras sur un fond de compétition entre les hommes. Les deux pirogues à moité pleines passent, nous avec et nous récupérons la marchandise. A bord l’ambiance se détend, moment d’échange, de rires. Nous sortons la bière et le repas de riz et poulet cuit sur la bouteille de gaz qui voyage avec nous, est partagé entre tous. L’occasion d’essayer de comprendre où nous sommes.

Après quelques minutes de discussion en franglaitaki, nous comprenons que nous sommes à environ une heure de pirogue de Grand Santi. Rires. On nous avait annoncé 2 à 2,5 jours pour aller à Maripasoula, il semblerait que nous allons mettre un peu plus de temps. Qu’importe, ce sont les vacances. Mais où avons nous donc dormi la veille ? Le mystère reste à ce jour entier.

Mais où sommes nous ?

Mais où sommes nous ?

Les villages commencent à se faire plus nombreux, nous approchons de Grand Santi et les autres passagers dont les 3 femmes sont déposés. Notre pirogue s’arrêtera à peine plus loin, amarrée à une barge d’orpaillage posée le long de la berge. Il tombe une pluie battante. Les hommes s’éclipsent sans un mot. Faut-il descendre ? Après quelques minutes d’attente nous décidons que oui. Nous devons être à Grand Santi. Nous retrouvons l’un des piroguiers sous le carbet épicerie. Nous arrivons à comprendre que nous sommes au village de la mère du chef piroguier. Pouvons-nous poser les hamacs ?
« Wait, wait »

La pluie tombe, les heures passent. Nous apprenons la contemplation, nous nous amusons à suivre les aller-venues de nos piroguiers. L’un promène notre parapluie, le chef semble aligner les rhums, une des femmes présente sur la pirogue apparait, puis repart.
Par signes nous comprenons que nous devons suivre quelqu’un, nos piroguiers vont dormir là, nous à Grand-Santi. On récupère les sacs et montons dans une mini-pirogue avec un homme qui parle vaguement anglais. Nous étions à Vieux Grand-Santi. Quelques dizaines de minute plus tard « Grand Santi ! » Chouette. puis la pirogue traverse le fleuve. Ce sera Grand-Santi surinamais pour nous. Le piroguier nous dépose, nous fait comprendre que nous dormirons là au carbet commun et repart. La grande pirogue reviendra vous prendre demain matin.
– « A quelle heure ? »
– « Soyez prêtes. »
-« Euh… ok ».

Carbet d'une nuit au Surinam.

Carbet d’une nuit au Surinam.

Nous voila donc au Surinam pour la nuit. Pose des hamac, échange de borborygme avec le voisin de hamac, visiblement nous ne parlons pas la même langue. Toilette de chat dans le fleuve, repas de couac au citron pour nous, repas de nous pour les moustiques et les fourmis. Hamac jusqu’au reggae de 5h.

 

Le tour du Tanargue

Le Tanargue, petit bout de massif central ardéchois proche des Cévennes se situe sur la ligne de partage des eaux entre méditerranée et atlantique. Montagne du Tonnerre, domicile du diable le Tanargue se parcourt toutefois tranquillement à pied via le GR de Pays du tour du Tanargue.

Le départ peut se faire de Largentière via un chemin muletier en direction de Joannas. Il monte doucement jusqu’à la croix de Roure puis jusqu’au hameau de Blaunac puis celui de Le Vernet.

Croix de Roure

La croix de Roure

A Blaunac, mieux vaut remplir les gourdes avant de s’élever vers les crêtes.

Joannas

L’église de Joannas

Les crêtes

C’est là haut que passe le chemin.

Le sentier grimpe alors plus franchement, un peu dans la pierraille, à travers les châtaigneraies. L’horizon se dégage petit à petit en atteignant la crête que l’on ne va plus quitter jusqu’à Loubaress.

Chemin muletier avant d'arriver à la crête.

Chemin muletier avant d’arriver à la crête.

En haut.

En haut.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

Au nord, vue sur le chemin du retour.

En haut, le paysage de landes et la présence de quelques parcs laissent à penser que le site doit être pâturé en été.
Le chemin se poursuit un peu avant de rejoindre une piste au col du Merle.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Entre col de sucheyre et col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

Depuis le col des langoustines.

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Les crêtes

La piste s’arrête un peu après le col des langoustines pour un chemin au tracé et balisage relativement aléatoire. En gros il s’agit de suivre la crête dans le bon sens, rien de bien sorcier.
Le soleil présent n’empêche cependant pas le froid, surtout en cas de vent, l’altitude flirtant avec les 1400m.
les crêtesLa descente sur Loubaresse se fait ensuite tranquillement. Le village se trouve à l’intersection de nombreux sentiers donc le GRP du tour de la montagne ardéchoise et du GR4. De quoi rencontrer quelques marcheurs de long cours.
Le robinet située sur le mur de la mairie permet de remplir les gourdes et un arrêt est possible à l’épicerie du village. Au café également, mais à éviter les jours de mariage.

Loubaresse

Loubaresse

Après Loubaresse retour sur une piste DFCI qui permet d’avancer rapidement en sous bois puis avec vue sur une bonne partie du massif, dont sur les secteurs parcouru depuis le départ de Largentière.

La piste

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La piste qui attend le marcheur.

La piste continue jusque vers le sommet du Chaylar.

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Pause pour la nuit vers le sommet du Chaylar

Vue à la sortie de la tente.

Vue à la sortie de la tente.

Petit bémol sur la suite du parcours avec le passage dans une plantation de résineux où l’exploitation laisse « quelques » traces… Tous les arbres en bordure de chemin sont blessés, écorcés, chemin défoncé, murs en pierres sèches enfoncés… L’ensemble laisse une franche impression de champ de bataille.

Chantier forestier…

Heureusement, la sente qui suit, avec ses gros blocs de pierres et son odeur typiquement méditerranéenne mène bucoliquement jusqu’au hameau de Le Fraysse.DSCN9141DSCN9143 Attention ensuite de ne pas louper le chemin qui bifurque juste après le pont du Gua (un coup d’œil à la carte y suffit), avant d’attaquer la montée infernale vers la Tour de Brison.
A partir de là, l’itinéraire devient plus fréquenté et les chemins nombreux autour des hameaux. Une paire d’heures de marche ramènera alors au point de départ et au bout de cette boucle de 60km pour laquelle il faut compter 3 jours de marche.

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Depuis le pont du Gua

Retour sur Largentière

Retour sur Largentière

Au final il s’agit d’un GRP très agréable, qui semble relativement peu fréquenté. A réserver certainement pour la mi-saison pour éviter les fortes chaleurs estivales. La piste est relativement présente mais les portions de sentier ne sont pas absentes et les deux alternent appréciablement. Le parcours en boucle facilite la logistique, le dénivelé reste très modéré et les nombreux passages en crête permettent de bénéficier de très jolis points de vue.

Sur le Maroni (1)

Le Maroni, fleuve frontière entre la Guyane française et le Surinam. Seul objectif clair de notre voyage en Guyane au moment de monter dans l’avion : remonter le fleuve. Comment ? De la seule manière qui soit : en pirogue. Pour le reste…

En fait c’est assez simple. Il suffit de se rendre à Saint-Laurent-du-Maroni (3h depuis Cayenne en stop), puis de prendre une pirogue pour traverser le fleuve jusqu’à la station-service d’Albina au Surinam. C’est là que les pirogues de frêt viennent faire le plein. Ensuite, il faut trouver (très facilement dans notre cas) un piroguier qui remonte jusque Maripasoula et le tour est joué. Acheter quelques parbo (bière locale) au passage, permet de faciliter le contact.

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Notre moyen de transport.

Une pirogue de fret, comme son nom l’indique, est faite principalement pour transporter de la marchandise. Les passagers c’est accessoire mais ça permet d’arrondir les fins de mois du piroguier en rendant service notamment aux locaux qui rentrent chez eux et pour qui, le fleuve et la pirogue sont la seule solution.

Nous embarquons donc à une petite douzaine en complément de packs d’Orangina, Coca-Cola, tomates, pommes-de-terre et divers autres trucs dont certains resteront mystérieux. Ce qu’il faut savoir avant de monter dans une pirogue c’est qu’on sait quand on monte mais pas quand on en descendra et encore moins quand on arrivera. La seule indication que l’on a : on ne navigue pas la nuit.

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Les piroguiers à l’œuvre

Jour 1.

Départ autour de 11h en direction de Grand-Santi. Plus ou moins assises sur l’unique banc de la pirogue. Première découverte, nous ne comprenons pas un mot de taki-taki (créole hollandais). Nous aurions pu nous en douter mais nous n’avions pas obligatoirement intégré que c’était la première langue de nos compatriotes de voyage. Deuxième découverte il semblerait que l’on ne s’arrêtera pas avant le soir. Ma vessie trouve que le soir c’est vachement, vachement loin ! Troisième découverte nous nous sommes mal organisées. Nous n’avons que des biscuits à portée de main. Le reste de notre nourriture est dans nos sacs, dans de grands sacs poubelles à l’avant du bateau. Qu’importe.
Les berges défilent et nous réalisons à peine… nous sommes au beau milieu de l’Amazonie entre Guyane et Surinam et accessoirement en pleine saison des pluies.

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A la frontière entre France et Surinam.

Le dernier point, nous allons tout de même le réaliser avec l’arrivée du premier grain. Tout le monde sous la bâche, plié plus ou moins en quatre ou le parapluie face à nous et on attend que ça passe. Et le maniement du parapluie c’est tout un art… Il ne faut pas qu’il soit trop haut pour ne pas cacher la vue au barreur, il ne faut pas qu’il fasse de gouttière sur la tête du voisin et il ne faut pas non plus éborgner quelqu’un.

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La pluie arrive.

Le seul arrêt de la journée se fera côté Guyane, pour la nuit. Nous imaginons être aux environs de Grand-Santi. Tout le monde se presse pour accrocher les hamacs et se préparer à manger. Notre repas à base de couac nous vaudra un regard appréciateur du chef piroguier.

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Le carbet au matin après démontage des hamacs.

Mais malheur, nous avons oublié la vache qui rit dans le frigo du carbet de Saint-Laurent. Qu’à cela tienne, j’innove avec un sandwich dessert : pain de mie, confiture de goyave, galettes Saint-Michel. Ce n’est pas si mal au final et nous arrivons à faire croire au métro qui voyage temporairement avec nous, que c’est une pratique courante en voyage qui remplace avantageusement le beurre.

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Repas du soir à la frontale.

Malgré la promiscuité dans le carbet et le bruit de fond des conversations il n’y aura pas besoin de berceuse pour nous ce soir là. Le balancement des hamacs suffira à nous endormir.